D’entrée de jeu, le ministre Alain Ndikumana en charge de l’économie numérique a déclaré : « Aucun groupe ne doit être laissé de côté dans la révolution numérique ».
Pour lui, tout le monde doit pouvoir profiter des opportunités qu’offre la technologie. « Le numérique ne doit pas être un privilège réservé à quelques-uns ». Le ministre Alain Ndikumana a partagé sa vision des choses en proposant une ouverture « jusqu’aux vulnérables ». C’était ce mardi 17 février à l’ouverture du forum des pays d’Afrique centrale sur la gouvernance de l’internet.

Le Premier ministre burundais est revenu sur les défis que les pays d’Afrique centrale font face notamment le cadre légal et la protection des données. Souhaitant que ce forum ne soit pas caractérisé que par des discours, Nestor Ntahontuye a insisté qu’il était temps « de passer à l’action ».
Faire du numérique un véritable moteur d’innovation, d’inclusion et de développement durable en Afrique centrale est le thème principal qui va orienter les travaux de ce forum régional qui va se tenir jusqu’au 21 février 2026.

A Bujumbura, experts, jeunesse et dirigeants tracent la voie d’un avenir numérique
Le développement du numérique en Afrique centrale passe par l’intégration des technologies modernes dans tous les secteurs d’activité. Parmi les solutions proposées figurent le renforcement de la coopération entre États et secteur privé, l’investissement accru dans les technologies innovantes, ainsi que la mise en place d’infrastructures et d’équipements adaptés afin de garantir un accès équitable à tous. Ces recommandations ont été formulées ce 18 février 2026 par des experts, des jeunes et des responsables politiques réunis à Bujumbura, au terme d’un forum de trois jours consacré à l’utilisation des technologies numériques en Afrique centrale. Dans son Discours de clôture des travaux, le Premier ministre du Burundi, Nestor Ntahontuye, a affirmé que le numérique représente l’avenir du développement des pays d’Afrique centrale. Il a insisté sur la nécessité d’accorder une priorité accrue à ce secteur stratégique. Il a également invité les investisseurs à injecter leurs capitaux dans la région, soulignant le potentiel considérable d’une jeunesse nombreuse capable de tirer profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies. Le Chef du Gouvernement burundais a par ailleurs annoncé que l’État prévoit d’adopter une loi sur la protection des données personnelles dans le domaine du numérique, afin de lutter contre les abus et les dérives constatés dans ce secteur. S’exprimant au nom de la délégation du Tchad, pays qui accueillera la prochaine édition du forum, Hissein Brahim Abdel Kerim a déclaré que l’Afrique centrale doit redoubler d’efforts pour faire du numérique un pilier du développement et un outil efficace de lutte contre la cybercriminalité. La délégation tchadienne a toutefois reconnu que les pays de la région ne sont pas tous au même niveau en matière d’intégration des technologies numériques. « Certains accusent encore un retard, alors que le numérique joue aujourd’hui un rôle déterminant dans le développement mondial », ont souligné ses membres. Les intervenants ont enfin appelé les organisations apolitiques et les acteurs de la Société civile à s’impliquer davantage dans la promotion et le développement du secteur numérique en Afrique centrale.