ACO-BURUNDI : Journée de la commune, 17ème édition, Gitega, du 28 au 29 avril 2026.

Dans le cadre de ses activités de renforcement des capacités des communes, l’Association des Communes du Burundi(ACO-BURUNDI) a organisé la 17ème édition de la Journée de la Commune du 28 au 29 avril 2026 au Centre Tereziya de Mushasha au Chef-lieu de la Province de Gitega, Capitale politique du Burundi.

C’est Monsieur Jean-Claude NDUWAYO, Secrétaire Permanent au Ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique qui a procédé à l’ouverture solennelle des cérémonies marquant cette Journée qui a vu également la participation des administrateurs communaux, des Présidents des Conseils communaux, des femmes élues communales représentant le Réseau des Femmes Elues Communales(REFECOM), des Parlementaires, des Cadres de la Présidence, de la Vice-Présidence et de la Primatures ainsi que des Partenaires au Développement.

Pour rappel, la Journée de la Commune est un événement organisé annuellement depuis 2009 et qui rassemble toutes les communes du Burundi ainsi que les autorités nationales avec un double objectif : renforcer les capacités des acteurs communaux et le dialogue entre les communes et les autorités locales en vue d’une décentralisation effective.

Le thème dédié à cet événement était : Des collectivités territoriales renforcées et efficaces comme facteur de réussite de la vision Burundi pays émergent en 2040 et pays développé en 2060.

Ainsi, à l’occasion de cette 17ème édition, plusieurs experts se sont succédées pour développer des thématiques variées en rapport avec la décentralisation et de la gouvernance locale.

Au sujet des actes administratifs des communes, le Directeur Général Responsable du Programme de l’Administration du Territoire au Ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique, Monsieur NAHIMANA Valentin a attiré l’attention des leaders communaux sur la nature des décisions qu’ils prennent et des actes qu’ils posent. Il a en effet fait remarquer que certaines décisions des autorités communales ne sont pas conformes à la loi et que de telles décisions peuvent faire objet de contestation ou de recours auprès des autorités et des juridictions compétentes, portant ainsi atteinte à la crédibilité des autorités communales.

Concernant la décentralisation et la gouvernance locale, le Directeur Général Responsable du Programme de la Décentralisation et du Développement Communautaire, Monsieur Déo RUBERINTWARI a fait le point sur l’état actuel de la mise en œuvre de la réforme administrative et territoriale en cours. Il a rappelé les différents textes légaux et règlementaires déjà élaborés et ceux en cours d’élaboration. Selon lui, la réforme vise essentiellement à renforcer les capacités opérationnelles des entités locales pour en faire le pilier de la mise en œuvre de la Vision 2040-2060.

La communication en rapport avec les stratégies de développement économique local a été donnée par Monsieur NYENGAYENGE Gilbert, expert à LADEC (Land Development Expertize Center). Ce dernier a axé son intervention sur le fait que la commune, dans sa configuration actuelle, est une entité qui a vocation à créer les richesses, plutôt qu’une entité de simple gestion administrative comme elle l’était jadis. Dans cette optique, l’expert a appelé les communes à exploiter profondément l’approche partenariat public-privé pour la réalisation des projets de développement économique local, et cela dans les différents domaines comme l’agriculture, le tourisme, l’industrie, etc. Pour cela, les leaders communaux doivent tout mettre en œuvre pour créer des conditions favorables au climat des affaires (éviter les lourdeurs administratives, lutte contre la corruption, bonne communication sur les potentialités économiques, transparence dans la gestion des affaires publiques, etc.)

Quant à la gestion foncière décentralisée, Monsieur Damien MACUMI, Secrétaire Exécutive de la Commission Foncière Nationale a présenté la proposition de la feuille de route de l’enregistrement systématique des terres rurales et la certification foncière qui l’accompagne. Se référant à l’exemple de la commune Nyanza qui en passe de réussir ce pari, Monsieur MACUMI a mis en exergue les avantages comparatifs de l’enregistrement foncier et de la certification foncière en termes de revenus importants générés par les redevances de la délivrance des certificats fonciers et qui contribuent énormément à renflouer les caisses des communes.

A son tour le Président de l’ACO-BURUNDI, l’Honorable Gervais NGIRIRWA a présenté aux communes le projet de création d’une Microfinance des Communes du Burundi (MICOBU). Il a interpelé les communes à s’approprier du projet et de s’apprêter à le financer le moment venu. La dernière communication se rapportait à l’assurance des biens communaux. Elle a été donné par le Directeur Général la Société d’assurance BIC. Dans son exposé, il a expliqué aux communes toute l’importance de souscrire à une assurance afin de couvrir les risques auxquels les biens communaux (biens meubles et immeubles) sont exposés.

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